mardi 28 février 2012

Si la fleur avait une musique
Si Rose s'appelait Dominique
Si on chantait lorsqu'on parle
Si Prévert habitait Arles
Si on chantait avant de parler
Si la vie n'était que danser
Si la fleur s'engouffrait dans un dé
Si les Français n'aimaient que chanter
Si l'océan devenait une brume
Et sur le lac une flamme s'allume
Si les arbres se tenaient à l'envers
Je danserais sur leur tapis vert
Le jour je serais dans l'ombre
J'irais à la plage d'un air sombre
Deux et deux feraient de moi un roi
Quel ennui ce monde étroit!
Inspiré par J. Moreau  pour mes élèves

samedi 28 janvier 2012

Il a tellement plu hier, j'ai pensé à mon dernier séjour à Venise. Nous cherchions à nous abriter sous les ponts, les colonnades de Piazza San Marco, dans les musées. Malheureusement, vers 16 heures, le personnel du Palais des Doges nous a mis à la porte. J'ai eu le temps de visiter plusieurs salles et aussi d'acheter en souvenir, un livret sur Les masques de Venise, écrit en italien et publié en Italie sur du papier fait en Italie.  Le documentaire de la "BBC" que nous avions visionné la veille me hantait encore. Je suis allée trois fois à Venise et chaque fois je me suis dit que j'étais chanceuse d'être là,  que je ne pouvais souhaiter y retourner encore. Pourtant c'est le cas, je veux y aller, retourner à Venise, encore et encore. Quelles richesses à découvrir, l'architecture et les arts veulent nous engouffrer et nous faire disparaître dans les eaux de Venise pour nous faire renaître avec un regard différent sur la vie et l'histoire de l'Italie. La ville d'eau, dans les eaux, sur les eaux et souvent cachée sous des rideaux liquides de pluie, de brume, de brouillard. Quelle ville sublime!

lundi 16 janvier 2012

Un froid matin de décembre, roulant sur les routes de la vallée de la Matapédia, un ciel gris, lourd d'humidité, de givre, de frimas. Nous pourrions rouler à l'infini mais nous sommes arrêtées au Lac Indien, loin dans les collines d'Albertville.

Au bout du chemin, un petit chalet caché derrière les mélèzes et les épinettes, bien tranquille face au lac gelé.  J'aurais bien voulu faire un bon feu et m'installer dans le fauteuil face au lac, avec la bonne chaleur d'un feu de bois. J'aurais pu chausser mes raquettes et me promener sur le chemin autour du lac.

jeudi 8 décembre 2011

Une fine poudre blanche a taquiné les champs, leur laissant croire qu'une belle couverture hivernale viendrait les protéger de cette bise coupante. Le soleil sort des nuages saupoudrant des teintes dorées sur les feuilles recroquevillées autour des branches, créant des ombres dans les champs et multipliant les nuances de gris, de vert et de brun qui sont parfois illuminées par des touches de jaune et de rouge.  Une symphonie de couleurs hivernales sans cesse modifiée par les nuages qui, poussés par le vent d'hiver, couvrent le soleil et le ciel bleu glacé.

mercredi 2 novembre 2011

Mots de poèmes
Mots en fuite libre
Mots en déséquilibre
Mots si terribles

Une liste immense
Comme l'incohérence
D'un chagrin d'enfance
D'une joute perdue d'avance
Une véritable avalanche

Des mots qui dansent
Des mots en transe
Des mots en cadence
Des mots, je pense...

jeudi 29 septembre 2011

Pluie diluvienne

Des ficelles d'eau attachent le sol au ciel.  Leur acharnement à s'entrecroiser n'en finit plus de peindre le ciel en gris et de composer une symphonie liquide.  Le tintement commence sur le toit de métal, glisse sur l'herbe luisante, ruisselante qui en devient transparente.  L'eau remonte du lac en petits bonhommes dansants qui ont fait fuir les castors bricoleurs et la mère cane qui vient toujours animer le rivage de mes matins d'insomnie.  La pluie est si forte qu'elle dessine des lignes horizontales sur le lac.  Des rideaux de pluie ne réussissent pas à masquer l'autre rive.  Ces pans de gouttelettes créent autant de murs du son à franchir pour absorber la lumière.
Le matin est vert-de-gris, tout en nuances froides, douces, distantes, il nous entraîne dans sa mélancolie.  C'est un jour qui ne laisse pas partir la nuit.  Il laisse une ouverture, une prise sur les mauvais rêves comme un rideau déchiré pendu à la fenêtre évoquant le cauchemar dont on s'est échappé.
Enfin, quand le soleil a chassé toute cette pluie et que les feuilles ont secoué les millions de gouttelettes, il ne reste plus que des milliers de taches vertes de toutes les nuances possibles. Impossible d'imaginer ce que ce serait une sécheresse dans cette atmosphère.  C'est un oasis perpétuel dévoué à la déliquescence de la nature!

samedi 17 septembre 2011

Lecture en cours

À défaut de repartir en vacances, de revoir Venise et l'Italie une autre fois, je me suis replongée dans la lecture. 
J'ai acheté "Un été sans les hommes", un court roman de 216 pages.  Quelques phrases sur la quatrième de couverture m'ont fait craquer. "En même temps que la jubilatoire résilience dont fait preuve le petit groupe de pétillantes veuves octogénaires qui entoure sa mère, Mia va découvrir la confusion des sentiments et les rivalités à l'oeuvre chez les sept adolescentes qu'elle a accepté d'initier à la poésie le temps d'un été, tout en nouant une amitié sincère avec Lola, jeune mère délaissée par un mari colérique et instable..."
 Et la suite me donne envie de poursuivre la lecture. Je vais peut-être comprendre ce qui m'arrive au milieu de ma vie.  Continuer à travailler ou non, me consacrer enfin à l'écriture et à la peinture.   Serait-ce trop tard ou bien le meilleur temps de ma vie pour le faire?   La lecture nous fait toujours grandir, j'y crois!