jeudi 17 janvier 2013

L'orchidée rose pâle penche son long cou gracile vers la lumière du matin et au-dessus d'elle, le laurier-rose prétend offrir une floraison aussi abondante que si je l'avais transplanté au centre de Rome.  Le parfum de ses fleurs me transporte près du Colisée où j'avais eu le bonheur de voir ces capiteuses floraisons me faisant rêver à nos lilas canadiens.  Ici, je dois garder mon laurier-rose à l'intérieur durant les temps froids mais il aime nos étés chauds et humides. Lorsqu'il est placé près d'une fenêtre orientée plein sud, il fleurit presque autant qu'au mois de juillet. Une vraie joie pour une matinée froide de janvier.

mardi 15 janvier 2013






Partir à l'aventure! Les Rocheuses, je voudrais me retrouver à cet endroit au bout du quai à attendre que le jour passe! Un bel effet de perspective, le quai qui se dirige droit dans l'eau, l'horizon qui divise l'espace, les montagnes impossibles à escalader et l'infini du ciel. Il y a de quoi rêver d'aventures.

lundi 14 janvier 2013

Soleil lumineux, neige crevassée, arbres tremblants sous un vent aguichant. Quelle belle matinée pour écrire.  J'aimerais sauter dans mon auto comme l'héroïne de L'Embellie.  Partir pour une aventure, quelle joie!
Le début de son roman me rappelle une de mes aventures.  Vous ne le croirez pas, mais cela m'est arrivé à moi aussi en partant pour un voyage à travers le pays, de recevoir sur mon pare-brise, une oie du Canada.  Quel choc! Quelle ironie en plus, je me trouvais dans les environs de Petawawa et WaWa, la place où on peut voir une immense sculpture d'une grande oie.  La première fois que j'ai parcouru ce chemin, je pensais que le Service des Transports, des Routes, ou je ne sais quel ingénieur avait un sens de l'humour très particulier. Vraiment, ces endroits qui se suivent avec le même son,  WaWA, Petawawa, Ottwa, je ne me rappelle plus de l'ordre mais les noms m'avaient assommée de leur son. C'était presque un WOW, mais pas tout à fait. Je dois vous dire que mon souvenir de ce périple fait encore des WOW WOW dans ma mémoire.  En effet, j'avais obtenu mon permis de  conduire en mai, nous avions une nouvelle auto que Hanz et moi avions étrennée de Saskatoon à Albertville, (Québec, pas Albertville, SK).  Je venais de laisser Hanz à l'aéroport d'Ottawa; j'étais accompagnée de mes deux soeurs, une qui avait son permis mais peu d'expérience et l'autre qui avait un permis temporaire. J'ai commencé par prendre un sens unique en sortant de l'aéroport, OUPS!, ensuite la pluie battante, un orage violent jusqu'à Pembroke au moins.  Enfin l'éclaircie, et c'est le mois de juillet, alors on roule et arrivées à Petawawa, VLAN, une oie sur mon pare-brise.
Alors, qu'est-ce que vous pensez de notre héroïne dans L'Embellie qui frappe une oie et l'amène pour la faire cuire chez elle?  En chemin, elle s'arrête chez son amant et après avoir fait l'amour, accepté le souper qu'il lui a préparé, elle écoute ses remontrances en se disant que ce sera la dernière fois qu'elle le voit. L'héroïne se fait damer le pion; l'amant lui annonce qu'il n'en peut plus et que ce sera la dernière fois.  La suite?
Elle rejoint finalement son mari dans l'intention de lui faire un bon repas avec l'oie qu'elle a tué et il lui annonce qu'il la quitte pour une collègue enceinte de lui.
ET... elle fait l'amour avec lui, lui fait un bon repas...
Mes questions:
- N'auriez-vous pas vous aussi l'envie de prendre votre CHAR et de partir à l'aventure?
- Est-ce que ce personnage de femme libre vous fait envie ou vous répugne?
- Pourriez-vous imaginer avoir une journée avec tous ces détours dans votre journée?
En effet, entre le mari et l'amant il y a eu la visite chez une voyante.
Je dirais de cette histoire qu'elle est à tout le moins décoiffante! Elle me change de mon quotidien.
Finalement, tout cela pour recommander la lecture de L'Embellie par Audur Ava Olafsdottir, l'auteur de Rosa Candida.
Ma lecture de la semaine qui me rappelle un cours d'histoire de l'art que j'ai vraiment apprécié: Le peintre de la vie moderne par Charles Baudelaire. Un petit bijou!

lundi 10 décembre 2012

Feu de bois, pluie, glace sur les rues et les autos. Devrais-je mettre le nez dehors? J'hésite, je veux aller nager mais on est si bien dans le grand salon, vue sur la forêt avec les arbres tristes un peu glacés, vue au sud sur le chemin menant à la rue avec les érables guidant vers le monde extérieur et vue du côté ouest vers mon demi-cercle de gros thuyas entourant mes rochers qui me font rêver aux montagnes.  Pourquoi faire l'effort de sortir, marcher sur la glace, risquer des embardées et des collisions? Je préfère regarder le feu et finir de lire Le Devoir et La Presse. Ce sont des luxes que je n'avais pas lorsque je travaillais. Vive le statut d'artiste à temps plein.
Je vais faire l'effort de me rendre à mon atelier de peinture cet après-midi puisque j'ai promis à l'instructeur de lui montrer ma peinture de Venise. J'en ai commencé une autre qui est une vue du Grand Canal, lorsque nous étions dans la gondole. Quel beau voyage! Je veux retourner à Venise au moins une autre fois.

dimanche 4 novembre 2012

Jeunesse perdue
Tes mots s'accrochent, se mélangent et s'entrechoquent.
T'as pas de culture, que des évidences, du tout-cuit, du déjà-vu

Parfois, t'es beau, tu brilles!
Tu es lumineuse et tu pétilles!

Tu es arrogant et si vivant!
Tu marches au-dessus de nos têtes, tu fais la fête!

Tu ne marches, tu danses, tu t'enroules autour des obstacles,
tu glisses et tu prends toute la place!

Jeunesse perdue
Tu me rappelles les temps révolus
De moments chéris et perdus à jamais.

vendredi 12 octobre 2012

Journée d'automne

Ciel froid glacé
Feuilles or
Je vais dehors
Peau glacée
pieds mouillés
Et alors,
Tout est oublié...


En passant, comme cela devant la radio, j'entends: à découvrir....
J'écoute plus attentivement la chronique de Plus on est de fous, plus on lit à Radio-Canada.  J'entends parler pour la première fois de Caroline Preston.  Je prends en note les livres recommandés.  Pour une fois, je suis chanceuse, c'est disponible à la bibliothèque de Cornwall.
The Scrapbook of Frankie Pratt, Jackie par Josie. Un pur délice de lecture.
Je me suis arrêtée au café The Grind, à côté de la biblio. Quel endroit idéal pour démarrer un café! J'ai passé une petite heure à découvrir Caroline Preston.  À LIRE ABSOLUMENT par les femmes d'aujourd'hui pour mieux connaître la femme des années 1920 en Amérique du Nord. Les couleurs, les collages, le "scrapbooking" et la mise en page m'ont fait craquer. Je n'aime pas le scrapbooking mais j'aime les collages et cela m'a donné envie de m'y remettre.