mardi 4 mars 2014

Venise, la ville où il est si facile de se perdre, traverser une terrasse, une piazza, une colonnade et devenir une autre personne. De plus, il est très facile d'acheter un masque de l'autre côté d'un canal, d'un bâtiment, d'un musée, à l'autre bout d'une piazza.  J'ai pensé à Venise aujourd'hui car j'ai dû mettre plusieurs masques dans ma journée. Parfois, on change de masque dans la même rencontre, le même lieu et rarement mais cela arrive durant la même conversation selon l'interlocuteur. Nous sommes tellement adeptes à ce jeu, dans notre société que nous remarquons à peine que l'un des interlocuteurs a changé de masque. Je peux imaginer une rencontre, un événement où les gens auraient à la main plusieurs masques, des loups, des masques complets, cachant tout le visage, des masques blancs ou même des masques avec coiffure. Ils pourraient les changer selon la personne à laquelle ils s'adressent.  Quel ballet loufoque nous pourrions créer à partir de ce principe! Je veux un bal masqué! Cela forcerait les gens à admettre qu'ils changent leur discours plus souvent qu'ils le réalisent.

mercredi 29 janvier 2014


 La Havane, de beaux édifices, l'océan Atlantique, les palmiers, j'y retournerais aujourd'hui. La musique qui nous prend dans ses bras et veut nous faire danser malgré nous. Les couleurs fortes et vives, les gens si amicaux avec des sourires irrésistibles. Lors de ce deuxième voyage à Cuba, j'ai enfin appris un peu de son histoire grâce à notre guide si passionné, donnant des leçons sans en avoir l'air.  Je ne connaissais que de manière superficielle la révolution et ses protagonistes. Javier nous a fait visiter le Musée de José Marti, un homme extraordinaire; il a parlé de l'esclavage, de la domination espagnole, des difficultés vécues avec les États-Unis, de la culture cubaine. J'aimerais mieux connaître José
Marti et ses amis, des hommes braves, des rebelles.


Hemingway, un autre personnage très présent à
Cuba. Nous sommes entrés dans le resto-bar où il
aimait écrire tout en regardant la mer. Ce bar est
dans un village pauvre, coloré, situé sur le bord
de l'océan. Nous aurions bien aimé y passer l'après-midi.  Un écrivain à redécouvrir!

samedi 12 octobre 2013

Tant de splendeur dans le jardin. Une profusion de couleurs, le ciel bleu, l'harmonie entre les plantes, les arbustes et les arbres. Que de raisons de célébrer lors de cette fin de semaine d'Action de Grâces.

lundi 7 octobre 2013

Vents d'automne
Feuilles arrachées aux arbres avec violence.
Nuages soufflés aux quatre points cardinaux.
Changement de saison, changement d'humeur.
Pouvoir arrêter le temps, faire un retour en arrière,
rattacher les feuilles aux arbres, repousser le soleil haut dans le ciel afin d'allonger les jours.
Temps perdu, je ne te reverrai plus.

samedi 21 septembre 2013

Matin pluvieux!

Bon temps pour finir un thriller, confortablement installée dans son salon en regardant tomber la pluie. Un vrai déluge! Au milieu de ce gris, mon joli marronnier comme un bouquet de fleurs, d'un orange brillant au milieu des ficelles grises qui relient le ciel à mon gazon.
Je replonge les yeux dans mon roman policier, L'alchimiste impatient par Lorenzo Silva. J'ai aussi découvert Jo Nesbo et j'ai lu un captivant thriller et m'apprête à lire Le Léopard, une brique.  La couverture est prometteuse, on le compare à Stieg Larsson.
Encore une fois, je laisse mon livre et regarde mon arbre. Un baume sur les yeux par cette journée sans soleil.  Demain, peut-être nous aurons du jaune dans le ciel!

mardi 17 septembre 2013

Une belle journée d'automne au chalet. Le ciel possède une luminosité intense et particulière à ce temps de l'année. Les bleus sont plus brillants et se reflètent sur les végétaux en faisant ressortir de manière vive les différentes nuances. Les herbes du rivage sont jaunes et vert lime et contrastent fortement avec les teintes de bleu sur le lac.  Aujourd'hui, à La Belle Brume, il règne la même atmosphère.  Une journée pour vivre dehors et absorber les derniers rayons du soleil.

lundi 16 septembre 2013

Maman et ses dix filles. Voilà une photo qui fait surgir bien des souvenirs. Que pensait ma mère alors que nous étions toutes préoccupées par notre image? Elle nous regardait ou plutôt elle regardait au-dessus de nous en fixant le photographe. Je vois nos caractères et nos personnalités dans cette copie floue d'une photo très ancienne. J'avais environ neuf ans.  Comme le paysage a changé, nous pouvions voir le lac, les arbres étaient jeunes. Aujourd'hui, la forêt est si dense que le lac se devine à peine à travers les peupliers et les épinettes.  De beaux souvenirs!