vendredi 16 septembre 2016

L'automne revient avec son défilé de couleurs, de teintes, de bleus étincelants dans l'atmosphère et puis, rien, la grisaille. Les ombres nous guettent, le froid, l'humidité, les gelées. Je vais m'enfuir. J'irai chercher la chaleur, la douceur cachée et somnolente dans les petits villages de France. Si possible, je ferai un saut à Rome.

vendredi 15 juillet 2016

J'ai envie d'être joyeuse après cet étalage d'émotions. Les nuages dessinent des masses duveteuses, fabriquant des formes en rondeur et en douceur. NICE! Joli et gentil ce ciel qui nous abrite des malheurs et du reste de l'univers qui nous effraie. Les arbres et arbustes déploient un éventail de teintes vertes et jaunes, ponctuées par les floraisons multiples. Quant à moi, je savoure la lecture de Baricco, "La jeune épouse", si bien écrit. En me promenant dans la maison, je découvre mon vieux roman écorné, aux pages jaunies et effritées et en le feuilletant, je me rappelle pourquoi j'ai gardé cette copie. "Le Guépard" de Lampadusa est un chef d'oeuvre et me fait rêver de l'Italie que je ne puis visiter en ce moment. J'ai laissé tomber la lecture du dernier livre de John Irvin, "Avenue of Mysteries". Peut-être que je dois faire trop d'efforts pour le lire en anglais mais je n'arrive pas à m'y accrocher. Par ailleurs, je lis des passages de mon P.D. James en anglais. Voilà la preuve que se faire raconter une bonne histoire nous aide à comprendre les autres et à s'ouvrir sur le monde. Ce soir, je prendrai le temps de lire deux ou trois pages de "M Train" par Patti Smith. Dans ce livre, ce n'est pas tant le voyage qui m'attire mais la façon de penser d'une femme moderne qui me fait réfléchir.
15 juillet 2016
Hier, mon mari et moi avons fêté tranquillement la fête des Français en fêtant notre anniversaire de mariage. J'aime fêter cette journée en allant dans ma belle province, quelque part au Québec. Il semble que notre auto nous mène souvent dans les Laurentides. Un joli pays de collines rondes, de lacs et de rivières qui ne se compare en rien à la majestueuse péninsule de la Gaspésie. Il semble que l'endroit qui nous a vu grandir reste toujours le plus beau. J'aime mon jardin, ma Belle Brume mais le bonheur que j'éprouve à suivre le Saint-Laurent jusqu'à Mont-Joli et ensuite m'enfiler dans la Vallée de la Matapédia ne peut être égalé par aucune autre émotion ressentie en voyageant ailleurs. La beauté changeante du fleuve et de ses rives, les falaises, les plages, les collines et les vallées me ramènenent à mon enfance, mon adolescence et ma jeunesse à Québec.
Après avoir lu les reportages sur les attentats de Nice, je me demande si les gens qui ont laissé leur contrée s'habituent au nouveau paysage et cessent de penser aux cieux qui les ont vus grandir avec nostalgie. Se pourrait-il que cela les pousse à agir violemment, poussés par le désespoir?
JE crois qu'il faut accueillir et prévenir et je crois au pouvoir de la lecture pour développer l'empathie et au pouvoir des histoires pour nous consoler et nous faire comprendre le monde autour de nous.
      Je crois aussi que si les riches de ce monde agissaient de manière plus responsables et faisaient usage de leur argent pour aider les plus démunis, il y aurait moins de gestes désespérés menant à la violence et à la mort de gens innocents.
       Alors M. Hollande, avez-vous vraiment besoin d'un coiffeur qui coûte des milliers de dollars à chaque mois? Pourquoi ne pas mettre cet argent dans les Cités au nord de Paris, dans les H.L.M.?
        Alors que dans la une des journaux canadiens ce matin, nous pouvons voir encore une fois la corruption de notre gouvernement, l'affaire des limos de M. Harper en Inde? Pour les gens sans espoir, sans emploi, sans pays, d'entendre ces nouvelles peut mener à la rage, la violence et aux gestes irréparables. Qu'attendez-vous pour SERVIR vos peuples au lieu de servir vos intérêts personnels et politiques?

jeudi 14 juillet 2016

14 juillet, fête des Français
Je pleure pour toi, douce France, berceau de nos ancêtres, terre de libeté. Ne laisse pas les horreurs du terrorisme briser ton esprit et ton âme. Les poètes, les artistes, les gens épris de liberté affirment haut et fort que nous sommes tous en faveur de la fraternité, l'égalité et la liberté, les valeurs de la douce et belle France. Bleu, blanc, rouge, vive la fête, vive la France!

dimanche 1 mai 2016

Ah les rives du Saint-Laurent! Une photo prise il y a quelques années au Camping près de Lancaster. Il faisait gris comme aujourd'hui. Nous aurions eu du soleil aujourd'hui, je serais allée fouiller dans ma plate-bande, j'aurais cherché des jonquilles, des tulipes, des pervenches. Hier, les feuilles se dépliaient doucement mais aujourd'hui elles se montrent frileuses. Une journée pour lire!
Je lis "La Romancière et l'Archéologue", un récit de voyage par Agatha Christie. Un style direct, incisif, humoristique, beaucoup d'auto-dérision. Je trouve fascinantes ses descriptions de la Syrie et des villes comme Alep, Palmyre, Beyrouth et de pleins d'endroits que je n'aurai jamais la chance de connaître. Agatha Christie découvre les Orientaux mais apprend aussi à mieux connaître son jeune mari et les autres scientifiques, les chercheurs, les architectes. Elle nous les rend sympathiques tout en faisant parfois des portraits peu flatteurs. J'ai l'impression de faire un retour dans le temps. Un récit de voyage qu'on ne fera peut-être jamais, ce qui en fait une lecture encore plus précieuse.
En même temps, je relis "La déttresse et l'enchantement" de Gabrielle Roy, un pur bonheur!

mardi 19 avril 2016

Une journée frileuse, ensoleillée et venteuse. Un beau temps pour dessiner. Le miracle que peut faire une belle plume feutre et fine. Les bourgeons se réchauffent gentiment et montrent leurs couleurs. Les brins d'herbe nouveaux se faufilent parmi les herbes jaunies et les brindilles que les vents d'hiver ont parsemé dans nos champs. Nos conifères ont rajeuni leur palette de couleurs: les verts et les jaunes sont lumineux et leur texture accroche la lumière. Une insipiration pour mon carnet de croquis.  Parfois les croquis et les lectures mènent à la création d'une toile comme celle-ci. J'ai eu envie de représenter mes sentiments après la lecture du roman de Donna Tart, Le chardonneret. Une lecture époustouflante qui m'a réjouie du début à la fin. Depuis ce temps, je rêve de visiter le musée où se trouve l'oeuvre au centre de ce roman: Le chardonneret par le peintre Fabritius.

jeudi 14 avril 2016

Enfin le printemps!
Cela fait au moins trois semaines que je rêve de retourner en Espagne, en Italie ou au Portugal. À défaut d'acheter un billet d'avion et d'y aller, je lis. Encore une fois, un autre roman policier de Donna Leon s'est présenté pour me faire rêver de Venise, je peux rêver de leur bonne bouffe, du musée à ciel ouvert qu'est la Cité des Doges. Je peux en lire trois ou quatre pages chaque jour et rêver que je me promène sur la place St Marc ou que je visite enfin le musée de Peggy Guggenheim.
Depuis le début d'avril, je me revois au Portugal où nous étions l'an passé à la même date. J'ai songé à tous les jours aux fleurs du Portugal, aux plages de sable doré, au buisson de roses près de notre appartement qui s'était éclaté de manière insolente, le 9 avril. Quelle audace! Les roses couleur de grenat, de vin de Bordeaux, me narguaient chaque matin en me rendant au bord de la piscine. En passant près du restaurant, les buissons de romarin nous embaumaient et la vue de l'Atlantique nous comblait à chaque jour. Je n'irai pas ce printemps mais... j'ai trouvé une lecture qui me transporte au Portugal. C'est quand même assez rare que je plonge dans un livre et que j'ai de la difficulté à en sortir. Dans ce cas, je dois le laisser loin de ma vue, sinon je l'attrape et je me perds dedans.
Voilà le plaisir qu'on prend à découvrir encore le talent de conteur de Yann Martel avec Les Hautes Montagnes du Portugal. Sur la quatrième de couverture, le résumé nous procure déjà un sentiment d'évasion. Le roman est découpé en trois récits, de 1904 avec un jeune homme étrange qui marche à reculons. Quand vous saurez pourquoi, vous le trouverez encore plus sympathique. Ensuite, un pathologiste se présente trente-cinq ans plus tard, toujours en lien avec la quête du premier héros. Finalement, un sénateur canadien décide de s'installer au Portugal, cinquante ans plus tard et là, enfin, les trois récits vont s'entremêler.
Ce que j'apprécie dans cette lecture, ce sont les descriptions du Portugal, je me revois dans ce pays un peu sauvage mais avec un passé si riche, une langue grave et pourtant mélodieuse, des gens simples et fiers. J'y retourne aussitôt que je le peux.