dimanche 20 mai 2018

 Un bouquet recyclé dan un petit pot de verre, un plaisir presque pervers, attendre que les fleurs soient presque toutes fanées pour recomposer le bouquet avec les préférées. Une rose desséchée possède tellement de beauté. Les couleurs subtiles, déclinées, fondues dans les pétales créent du mystère et me font rêver d’éternité.
Un ciel du Portugal, encore! La magie de la lumière qui laisse des traces sur tout ce qui nous entoure, rendant le blanc gris, le gris noir et faisant scintiller le sable comme de la poussière d’or. Impossible de ne pas éprouver de gratitude lorsqu’on se promène sur une plage quasiment déserte en Algarve. J’ai rêvé du Portugal depuis le début de mon adolescence, suite à la lecture d’un roman d’amour, de quête de soi, d’exil. Un roman tout simple que j’ai adoré et qui est imprimé à jamais dans ma mémoire. J’écoutais Bernard Pivot parler de l’impact de la lecture sur notre esprit, notre corps, nos sentiments, tout notre être. Si j’ai bien compris, il pense que la lecture nous ouvre au monde.
Je suis tellement d’accord avec ce qu’il a dit ce matin dans une entrevue à Radio-Canada. La lecture m’a tellement apporté, j’ai tellement appris mais j’ai surtout eu tellement de bonheurs dans mes expériences de lecture. La beauté d’une phrase, d’un mot et l’attachement à des personnages mais aussi à des écrivains et des écrivaines de talent me font apprécier la lecture encore à tous les jours. Ces plaisirs de lecture ne me quitteront jamais et ils me rappellent aussi l’importance de dire merci.
Merci à la vie, à mes amours et ma famille et amis, aux gens agréables, aux expériences multiples, à tous les beaux voyages que j’ai faits. Merci à la nature, aux arbres, aux fleurs, aux lacs et rivières et au magnifique océan que je ne vois jamais assez l’Atlantique du Portugal et de ma Gaspésie natale.

mercredi 11 avril 2018

La plage de Senhora Da Rocha, il y avait des apprentis surfeurs ce matin-là. J’en ai compté une dizaine. La vague était bien assez haute pour se pratiquer mais il n’y a pas de comparaison avec les plages que nous avons vues près de Sagres. Elles étaient d’autant plus impressionnantes que les falaises sont encore plus hautes. Sur cette photo, on ne voit pas les grottes mais elles sont superbes aussi. Un matin alors que la mer était belle nous sommes allés voir les pêcheurs sur la plage voisine pour une promenade dans les grottes. Les vagues sous les grottes m’ont fait peur. Les pêcheurs portugais sont très habiles et j’admire leur courage. J’aurais bien aimé avoir une veste de flottaison plus moderne car je pouvais imaginer comment se sentaient les pauvres migrants qui traversent la Méditerranée. La frayeur qui doit les habiter n’a aucune comparaison avec mes petites angoisses pourtant j’ai pu éprouver encore plus d’empathie pour eux en mettant les pieds dans cette petite barque. Nos gilets étaient de petits collets en caoutchouc, recouverts d’un tissu très usé. Il y avait une seule bouée visible et les deux pêcheurs ne portaient pas de gilets de sauvetage. Une aventure pour nous Canadiens qui vivons dans une société très réglementée. Nous sommes si protégés par toutes sortes de règlements et de systèmes de sécurité que nous perdons le sens de l’aventure et parfois aussi notre enthousiasme, nous privant ainsi de bien des plaisirs spontanés et de toutes sortes de découvertes. Des fois, j’ai encore le goût de tout laisser tomber pour aller vivre ailleurs.

lundi 9 avril 2018

 Une « pastelaria », sur l’avenue Libertadad, Lisbonne. Quand nous sommes entrés dans la pâtisserie, je me sentais comme une enfant dans un magazin de bonbons. Je me suis restreinte à deux friandises, un gâteau aux amandes et une brioche glacée avec une crème à l’orange. Le tout bien adouci par un capuccino; je préfère le « gallõn », un café avec du lait chaud non fouetté mais tout était délicieux. Ensuite, nous avons marché sept kilomètres en faisant l’aller-retour de l’hôtel au quartier « centro » pour éliminer quelques calories. Lisbonne, Lisboa, je veux te revoir, ville aux collines vertes et aux grands blocs-appartements décorés de vêtements sur des cordes à linge. Un délice pour les yeux!
J’ai dit adieu à Nossa Senhora da Rocha, le matin avant de prendre le bus pour Lisbonne. J’ai peur de retourner un jour pour trouver la chapelle écrasée sur la falaise et dans l’océan Atlantique. En face, ma Gaspésie nous attend cet été.

jeudi 1 février 2018

Voler sur la glace, mon oiseau de béton s’y casserait le cou, bien sûr. L’hiver est long, je rêve de soleil mais ce matin, il y a de la neige par-dessus cette glace. Je ne la prends pas en photo, elle va disparaître d’ici le crépuscule. J’aurai quand même le temps d’aller faire un tour en raquettes dans la forêt. Enfin, je sors célébrer l’hiver. Il faut continuer à sortir l’hiver comme on célèbre le printemps, l’été et l’automne. Voilà quelque chose que je n’ai pas aimé en Colombie: jour et nuit égaux en lumière, toujours la même température ou presque. Les saisons ne varient pas. J’aime notre diversité canadienne.

jeudi 25 janvier 2018


Un rappel de la tempête de verglas de 1998. Notre climat change, c’est une certitude maintenant. La neige glacée recouverte par la pluie et le refroidissement qui a suivi apportent un air de granité à mon champ devant la maison. Le bain d’oiseau évoque les pauvres spécimens de la gent ailée qui se retrouvent peut-être les griffes gelées sans nourriture. J’ai jeté plein de graines sur la surface en espérant que cela aiderait nos chers oiseaux qui ont décidé de rester chez nous pour l’hiver.

lundi 22 janvier 2018

Isla Palma, le soleil des Caraïbes et la mer.

Des oiseaux magnifiques. L’évasion au max!