vendredi 7 mai 2010

Ce matin, le soleil nous offre ses rayons encore mais il a invité une petite brise acidulée qui vous donne le frisson. Le pot d'herbes séchées et jaunies par l'hiver et le froid fait rêver.  J'essaie de me rappeler ses couleurs d'origine, bleu, mauve et un peu de vert. Quel contraste avec l'image que j'en ai en tête!  Les tiges sont fines et cassantes, quelques-unes sont encore courbées.  Elles bougent avec la brise; plusieurs sont emmêlées au centre formant une boule enchevêtrée de brindilles apportées par les vents du nord.
Sur le terreau desséché, des galets sillonnés par des gélivures apportent un peu de rondeur dans cet amas de lignes droites et cassantes.
Un peu plus loin, les plantes semblent sortir de leur torpeur.  Le yucca étire ses longues feuilles triangulaires, la pervenche semble prête à prendre d'assaut toute la plate-bande.  Vais-je gagner cette bataille un jour?  Je l'arrache avec vigueur, je la déterre, je la coupe et elle célèbre ses victoires quelques jours après en partant à la conquête d'un petit bout de terre dénudé.  Pendant que je fourbis mes armes, mon sarcloir, ma petite pelle, mes cisailles, elle se fait des alliés et lance ses racines au-dessus des roches et des galets que j'ai semés à travers le paillis pour la décourager.  Rien n'y fait, petite pervenche aux fleurs mauves, tu sais que tu as conquis ma plate-bande et mon coeur.  Laisse un peu de place aux autres espèces qui veulent s'y établir!

jeudi 8 avril 2010

En avril, ne te découvre pas d'un fil...

Ah! Ah!, le printemps nous a vraiment taquiné cette fin de semaine passée, nous laissant croire que la saison suivante était à nos portes. Soleil, soleil quand tu nous tiens, nous avons dénudé bras et jambes, sorti nos tenues estivales, nos chapeaux de paille, nos panamas et nos verres fumés. MAIS..., ce n'était qu' un petit bisou de soleil pour trois jours et voilà les grands vents, la bise du nord-ouest, l'orage électrique, aurons-nous les flocons aussi? Un bel intervalle pour nous faire croire que l'été se tient à la porte, il s'agit seulement de l'ouvrir. Les bourgeons de mes érables sont ouverts, les lilas ont laissé sortir quelques feuilles, elles pointent vers la lumière, craintives. Devront-elles se cacher, se figer ou même geler et tomber. Quel choc pour ces pauvres arbres! Ah la nature aime nous surprendre et prendre sa revanche sur tous les méfaits dont nous l'avons accablé depuis des milliers d'années. Qu'avons-nous en réserve pour les prochaines saisons? Mille et une surprises. Joyeux printemps!

dimanche 7 mars 2010

Enfin le soleil est de retour!

Comme le soleil nous fait du bien, nous réchauffant, nous donnant de la lumière et de l'énergie. Je n'ai pas d'illusions; je sais que l'hiver n'est pas fini, nous aurons sûrement une ou deux tempêtes de neige ou du grésil. C'est pourquoi il faut aller dehors, absorber la lumière et l'énergie car les jours gris reviendront, nous le savons tous.

mardi 16 février 2010

Si la neige s'en allait MAINTENANT...

Si je frappais sur mon coeur, en ce moment, il rendrait un son comme celui de la neige sous mes skis, sifflant, glissant et lourd. Malgré la luminosité et la légèreté de la neige, je me sens attachée au sol lorsque je glisse sur mes skis.
Si les vagues atteignaient mes pieds, je les ferais danser autour de mes chevilles, tournoyer autour de mes mollets jusqu'à ce que j'en perde l'équilibre et qu'elles décident de faire rouler mon corps dans leur marée montante, le faisant voguer sur leurs crêtes et me portant loin du rivage.
Mais la mer est loin et je n'ai pas à craindre un tel changement dans ma vie. Je resterai bien tranquille à La Belle Brume, occupée par de petits projets sans envergure tout en comblant mes journées paresseuses de petits plaisirs et de questionnements mineurs et sans importance.
Alors, je peux continuer à glisser à la surface de la neige, à pousser mes pieds l'un devant l'autre, parfois entravés par la lourdeur du quotidien, parfois soulevés par les vagues d'amour et d'amitié que je reçois.
Si le vent venait me prendre dans ses courants chauds, un doux zéphyr me pousserait vers la liberté auquelle j'aspire.
Si je n'aimais pas autant ma cage dorée, je laisserais le vent et les vagues me pousser au loin, au bout du monde.

lundi 8 février 2010

Soleil d'hiver

À quand les vagues, le sable doux et chaud, les longues journées paresseuses? En ce moment, le soleil ne résussit pas à nous donner de l'énergie! Il peine à s'élever dans le ciel et y passe de trop courts moments à étirer la journée en heures.
Le soleil pâle d'hiver se dissout dans un  ciel blafard peinant à illuminer le milieu de la journée. La neige scintillant au milieu de l'espace réussit à nous donner de la lumière autant que le soleil grâche à sa capacité de refléter ses rayons dans l'air. Les arbres immobiles comme des gisants figés dans les airs, bruns, noirs, verdis. Mes fines herbes s'étirent vers la fenêtre, se gorgeant des quelques heures offertes pour garder leurs feuilles vertes. Le romarin me redonne de l'énergie, j'aimerais le mettre au coeur de ma table de travail, faire des réserves de son odeur en le touchant souvent afin de laisser ses huiles essentielles sur mes doigts gourds.
La cabane de mes hirondelles offre son trou béant à mes yeux qui cherchent des signes de fin d'hiver ou tout au moins la fin de ces froids infinis qui glacent nos esprits.
Ah printemps! Viens réchauffer mes arbres muets qui ne sont plus que des sentinelles immobiles le long du  sentier triste qui mène à la forêt.

lundi 9 novembre 2009

Je me sens bleue, j'ai les blues, je me sens mélancolique: c'est novembre.

Quelle grise saison! Il faut retourner à la maison en vitesse si la famille n'aime pas les dîners aux chandelles. Généralement, c'est difficile de se rendre en temps pour avoir un repas du soir à la lumière du jour. Heureusement, il ne pleut pas aujourd'hui, le temps est doux et chaud mais il y a beaucoup de vent. Le temps de l'année où il nous faut des plats réconfortants comme le risotto, un bon mijoté de boeuf, un poulet rôti au romarin. J'ai hâte de plonger dans mes livres de recette lors de ma journée de congé. Pour le moment, il faut se contenter d'apprêter les restes ou de manger des choses simples comme les soupes, les pâtes et les légumes bouillis avec un morceau de poisson ou des oeufs. Quelle tristesse!

vendredi 21 août 2009

La rentrée

Voilà |L'été tire à sa fin malgré une nouvelle floraison de Blanc double de Coubert, l'herbe qui n'en finit plus de pousser, les spirées qui recommencent à fleurir et les dernières hémérocalles. Mes fleurs préférées sont les roses blanches, Blanc double de Coubert;  comme elles sentent bon ces roses aux pétales d'un blanc crémeux. J'aimerais bien être le témoin d'une troisième floraison. Cependant, l'automne est bien ici|