jeudi 18 octobre 2018

Un voilage prune, fait de filaments feuillus si délicats qu’ils laissent entrevoir un souvenir d’été, mon coin bistro, prêt à accueillir la jardinière ayant besoin de contempler son labeur. Ce feuillage qui bientôt sera flétri par le gel se coiffe du feuillage des érables qui étalent déjà leurs couleurs; les cônes des hydrangées soutiennent les nuances somptueuses du sureau par leur douceur crémeuse. En arrière-plan, les thuyas nous rappellent la verdeur et la vigueur de l’été qui disparaît. Splendeur qui s’évanouira bientôt dans la grisaille et la glace de novembre et de l’hiver qui se tient à nos portes. 

vendredi 12 octobre 2018

 L’automne dans nos champs, est plein de couleurs, de changements rapides, la forêt qui perd de son volume, le champ se couvre de feuilles de toutes les couleurs mais il garde sa couleur vert profond.
L’automne au chalet dans le Bas Saint-Laurent, la fraîcheur du lac, la brise qui dénude les arbres si vite que le lendemain d’un étalage de couleurs sur les collines, tout est gris et brun ou presque.

samedi 6 octobre 2018

Le crépuscule au chalet
Nous sommes allés fermer le chalet en septembre. L’automne avait fait ses premiers pas dans le Bas du Fleuve. Les nuits fraîches, les arbres jaunis, les feuilles séchées sur les arbres commençaient à tapisser le sol, le préparant pour le long hiver qui s’annonce. Nous essayons de préserver ce petit coin de terre de la pollution, de la technologie envahissante. Nous plantons des arbres à chaque année sur ce petit lopin. Nous plantons des arbres à chaque année sur notre domaine de quarante acres. Cependant, cette année, je ressens de l’anxiété face à tout ce que nous avons fait durant les ving-sept dernières années pour essayer de prendre soin de notre environnement et je me dis que tout cela risque de disparaître dans les prochaines années. Qui sait, si ce jardin dans lequel j’ai mis tant d’efforts, le potager que mon conjoint a fait à chaque année, les sentiers dans la forêt, ne seront pas détruits par les changements climatiques, la chaleur, la sécheresse, les envahisseurs de toute sorte. 
Il aurait peut-être fallu que nous mettions nos efforts dans l’engagement politique et social pour changer les choses, pour conscientiser les gens à prendre soin de notre planète. 
Je crois que notre planète est à son crépuscule.
Le crépuscule est le moment de la journée que je préfère mais depuis quelques semaines, ces heures splendides qui me remplissent de gratitude quand je contemple le paysage par mes fenêtres de la maison ou du chalet sont menacées par les changements qui nous attendent causés en grande partie par le manque de vision de nos gouvernements, de nos dirigeants, par la corruption, par la consommation à outrance vers laquelle ils nous poussent afin de soutenir une économie toujours plus polluante et créant de plus en plus de disparité et d’écart entre les classes sociales. 
Je souffre maintentant d’anxiété planétaire à l’heure du crépuscule.

dimanche 16 septembre 2018

L’été s’achève, les jours nous offrent moins de lumière malgré la chaleur intense et inhabituelle de ce mois de septembre. Je contemple les deux galets ramassés sur la rive de « East Trout Lake ». Je les utilise comme presse-papier. Ils me rappellent notre séjour si agréable en Saskatchewan. Cela me porte à réfléchir sur la place des galets, des coquillages, des rochers dans nos vies et dans nos jardins. J’ai plusieurs roches placées à des endroits stratégiques dans la cour et les plates-bandes, j’ai aussi des piles de galets à côté de mes carnets et dans des étagères. Je les ai ramassés à plusieurs endroits différents. Je me souviens assez bien de leur provenance juste à les regarder. Ces deux galets du nord de la Saskatchewan sont noir et rayés de gris. Avoir un caillou dans ses mains ou dans ses poches fait revivre des bons moments de vacances ou de notre enfance. Qui n’a pas aimé lancer des cailloux dans un lac ou une rivière? Cela évoque la liberté, un moment de détente, seul ou avec un être qu’on aime. Ces petits morceaux de terre étrangère ou de lieux chéris de mon enfance me tiennent lieu de souvenirs. Ils n’ont rien coûté en fabrication, ont une longue histoire et un futur plus ancré sur la planète que bien des bibelots inutiles que nous rapportons de nos voyages. Je vais m’asseoir sur mon gros caillou près de la chaise et méditer là-dessus. Namaste!

mardi 4 septembre 2018

La vue sur la rivière Saskatchewan était belle malgré la fine poussière qui recouvrait toute l’atmosphère au-dessus de Saskatoon. La cause, les incendies de forêt en Colombie-Britannique. Pendant ce temps-là, plus près de chez nous, les fermiers font des coupes à blanc et revendiquent le droit de faire ce qu’ils veulent sur leurs terres. Allo la terre? De quel droit avez-vous décidé qu’elle vous appartient? Allez-vous assumer les frais découlant de vos décisions faites avec une vision à court terme? Est-ce que vous vous souciez de ce qui arrivera à nos rivières, nos forêts, la population animale, les espèces d’insectes, de fleurs, de plantes, la survie des abeilles que vous mettez en danger? Les fermiers devraient apprendre un peu de l’histoire. Rappelez-vous ce qui est arrivé en Saskatchewan, les immenses champs sans bordure d’arbres, desséchés, le sol qui s’envole?
Tout ce que je sais faire c’est écrire. Puisse la poésie inspirer de meilleures décisions à ceux qui lisent. Ah! J’oubliais, vous ne lisez que les livres de finance et d’économie.



Con tanta pieta

Avec tant de pitié
J’irai par les vallées
Dévastées et calcinées



Avec tant de pitié
J’irai pleurer
Sur les forêts assassinées



Avec tant de pitié
J’irai marcher
Sur les tombes des arbres fauchés


mardi 14 août 2018

Coucher de soleil à « East Trout Lake », Saskatchewan. Le coucher de soleil était éblouissant. La beauté des lacs du nord de la province est à couper le souffle. Les plages de sable fin, doux et blanc vous garantissent une baignade agréable. Très peu d’achalandage, des peupliers et des épinettes comme dans les peintures de Emily Carr, l’air pur, le calme, un lieu idéal pour décrocher de la ville.

jeudi 9 août 2018

Coucher de soleil en plein milieu du lac. Le joli voilier avait presque atteint le moment parfait dans la réflexion du soleil couchant. Tant pis, le moment parfait est celui que l’on vit pleinement. Nous étions avec des amis, appréciant leur générosité, le souper gentiment et simplement préparé, servi sur le ponton au milieu du lac, à écouter les oiseaux et la brise qui nous berçait dans le crépuscule. Quoi de plus parfait? Une fin de semaine à découvrir la beauté des lacs dans une province au sud aride.