Les rayons floraux du forsythia sont là pour me rappeler que le printemps viendra un jour.
lundi 29 avril 2019
dimanche 28 avril 2019
Une photo que j’ai prise rapidement dans l’auto. Une vue de la tour de Emden, au retour du centre-ville. Quelle jolie ville, tout simplement. J’ai remarqué que les gens sont très sympatiques et confiants car tous les gens à vélo qui vont à l’épicerie ou à la pâtisserie laissent les vélos non enchaînés. Il faut se sentir bien dans sa ville pour faire cela. J’ai bien aimé le climat, un peu frais au début d’avril mais très vert et beaucoup de fleurs déjà, les jonquilles, les crocus, quelques tulipes et bien sûr les arbustes comme les forsythia. J’ai essayé de nouvelles pâtisseries presque à chaque jour mais j’ai aussi marché de 5 à 8 km en moyenne par jour. Le style de vie est bien meilleur pour la santé en Europe. Nous n’avons pas le choix de marcher. J’y retournerais demain si je pouvais.
mardi 19 mars 2019
Calligraphier, écrire, collectionner les outils d’écriture, vérifier leur utilité et leur efficacité. Ma plume préférée en ce moment est sur la photo en haut, tout près du livre « Inkspired » de Betty Soldi. Elle a la forme d’une main comme si c’était l’index qui écrivait. J’aime aussi les crayons Palomino. . Je passe des heures à écrire. Un hobby qui me fait méditer et évacuer mon anxiété face à l’environnement. La semaine passée j’ai appris un nouveau mot. De fait, c’est pour définir un malaise; je ne suis pas la seule à en souffrir, la solastalgie. J’en ai copié la définition: une forme de détresse ou de tristesse causée par les changements environnementaux et les dégradations de la planète. Je trouve que l’écriture mais surtout la calligraphie sur du papier avec des plumes, de l’encre et des crayons est une activité méditative qui console avec passion. Merci à B. Soldi #inkspired.
samedi 16 mars 2019
Il y avait des fleurs près de la Baie des Anglais.
Il y avait aussi des arbres en fleurs et le soleil brillait.
Hiver interminable
Deux noyers, mouillés et noirs
Marquant comme au pinceau
La neige blanche comme papier froissé
À l'encre de Chine, le soir
Quand la lune perce les arbrisseaux
Pour imprimer leurs longs bras rognés
Enchaînés aux troncs desséchés
Noirs sur la neige immaculée
Les brindilles des hydrangées
Offrent une ombre de l'été
Les thuyas en rangs serrés
Leurs verdures sous la neige tachée
Enfouissant leur colère et leur honte
Face au froid qui monte
Mon hiver je conte
J'endure, je dure, je raconte
Une saison interminable
vendredi 7 décembre 2018
Une belle journée d’hiver, froide, lumineuse, un bon moment pour lire. Je me dois de partager un coup de coeur récent pour une auteure que je viens de découvrir. Françoise de Luca est née en Italie et vit à Montréal. Je lis son troisième roman « Le renard roux de l’été ». Un livre court qui raconte le parcours de vie d’une jeune femme, depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte. Sur la quatrième de couverture il est écrit: « ... Françoise de Luca explore les facettes multiples de la jalousie ». Je n’ai pas terminé la lecture mais ce qui m’attire le plus dans le livre c’est la description de la vie d’une artiste peintre moderne et sa description des relations tourmentées avec sa famille. Elle se sent rejetée toute sa jeunesse par sa mère et renoue son lien juste avant que sa mère tombe malade. Elle raconte aussi le lien très fort qu’elle a eu avec ses frères et qui s’est défait à l’âge adulte. Je n’ai pas terminé la lecture mais j’avais besoin d’exprimer ce que je ressens et je veux me rappeler certains passages qui m’ont forcée à faire une pause, à écrire des bouts de phrases, à réfléchir. Je fais cela rarement et je veux les noter dans mon blogue pour m’en rappeler.
« Dans cette famille, on ne peut aimer qu’au détriment d’un autre, comme s’il n’y avait qu’une seule quantité d’amour disponible. Pendant un moment, ce frère est pour la petite fille une oasis » p.27
« Sans le savoir, le frère aîné lui apprend le plaisir anticipé, le goût des mots et de ce qu’on ne connaît pas encore, de tout ce qui est devant nous. Le frère aîné lui ouvre les portes de mystères qu’il ne connaît pas lui-même. Il lui apprend la poésie ». p. 28
« La mère est pleine d’histoires tristes et effrayantes qu’elle raconte à Mathilde .................................. ................................................................................................................................................................. Car quand elle n’a pas à sa disposition d’histoires ou le féminin périt, la mère s’arrange. ». p. 31
« Mathilde avait été si déstabilisée par ces histoires que pendant une période elle en avait perdu les mots ». p. 33
« Elle ne savait plus distinguer les mots qui inquiètent de ceux qui délivrent... Les mots n’étaient jamais totalement revenus. Mathilde n’avait jamais pu ensuite leur faire tout à fait confiance. Et c’est parce qu’ils pouvaient trahir que plus tard elle avait choisi la peinture ». p. 34
Pendant que je recopiais ces mots, je ressentais encore l’angoisse, l’empathie, le sentiment d’incrédulité face à la possibilité qu’une mère puisse faire tant de dommages à son enfant. Ensuite, je pensais au POUVOIR DES MOTS, nous oublions trop facilement le pouvoir des mots. J’ai relu ces quelques pages plusieurs fois. Je sais que je vais les relire encore et je recommande ce livre à tous les parents, toutes les personnes qui ont des contacts avec les enfants dans leur éducation, tous les artistes et surtout à toutes les femmes. Je dois me rappeler que ce n’est pas un récit mais le tissage et la création d’une histoire. Malgré un parcours de vie difficile, la jeune femme se construit une vie formidable. Un roman, une vie, mille vies, les mots ont un pouvoir immense.
« Dans cette famille, on ne peut aimer qu’au détriment d’un autre, comme s’il n’y avait qu’une seule quantité d’amour disponible. Pendant un moment, ce frère est pour la petite fille une oasis » p.27
« Sans le savoir, le frère aîné lui apprend le plaisir anticipé, le goût des mots et de ce qu’on ne connaît pas encore, de tout ce qui est devant nous. Le frère aîné lui ouvre les portes de mystères qu’il ne connaît pas lui-même. Il lui apprend la poésie ». p. 28
« La mère est pleine d’histoires tristes et effrayantes qu’elle raconte à Mathilde .................................. ................................................................................................................................................................. Car quand elle n’a pas à sa disposition d’histoires ou le féminin périt, la mère s’arrange. ». p. 31
« Mathilde avait été si déstabilisée par ces histoires que pendant une période elle en avait perdu les mots ». p. 33
« Elle ne savait plus distinguer les mots qui inquiètent de ceux qui délivrent... Les mots n’étaient jamais totalement revenus. Mathilde n’avait jamais pu ensuite leur faire tout à fait confiance. Et c’est parce qu’ils pouvaient trahir que plus tard elle avait choisi la peinture ». p. 34
Pendant que je recopiais ces mots, je ressentais encore l’angoisse, l’empathie, le sentiment d’incrédulité face à la possibilité qu’une mère puisse faire tant de dommages à son enfant. Ensuite, je pensais au POUVOIR DES MOTS, nous oublions trop facilement le pouvoir des mots. J’ai relu ces quelques pages plusieurs fois. Je sais que je vais les relire encore et je recommande ce livre à tous les parents, toutes les personnes qui ont des contacts avec les enfants dans leur éducation, tous les artistes et surtout à toutes les femmes. Je dois me rappeler que ce n’est pas un récit mais le tissage et la création d’une histoire. Malgré un parcours de vie difficile, la jeune femme se construit une vie formidable. Un roman, une vie, mille vies, les mots ont un pouvoir immense.
dimanche 2 décembre 2018
Un atelier à OBO STUDIO, en novembre. Des croquis rapides, des peintures sur papier, deux jours de bonheur. Le but n’était pas de terminer une oeuvre mais de faire des croquis rapides comme celui-ci. Mon défi c’était de rester dans des tons de gris, allant du blanc au noir, créer de la profondeur. Cela force à l’humilité de présenter ce croquis. Le modèle était excellent, j’ai quand même sélectionné deux toiles que je vais retravailler mais pas celle-ci. Je la garde telle quelle pour me rappeler le processus et tout le travail à faire pour arriver au tableau final. Le travail de l’artiste est quotidien et requiert beaucoup de temps mais aussi beaucoup de contemplation pour évaluer, regarder avec un oeil neuf avant de continuer le tableau. J’ai tant d’admiration pour les peintres qui ont eu de courtes carrières comme Le Caravage ou Jean-Michel Basquiat. Des oeuvres intenses, fortes et remplies d’un talent et d’une confiance supérieurs qui leur a permis de laisser derrière eux des toiles hors du commun, insurpassables dans leur genre.
jeudi 25 octobre 2018
Fleurs flétries, feuillage jauni, feuilles fanées, faut-il s’emmitoufler, se morfondre près du feu et frissonner ou filer dans la forêt pour se frotter au froid. L’automne, la saison du repli, du confort, de la recherche de chaleur près d’un bon feu. Heureusement, j’ai trouvé un roman-cocon à la bibliothèque hier. « The Villa » par Rosanna Ley. Je ne connais pas l’auteur mais c’est une brique de 556 pages, avec des questions pour un club de lecture. Un livre pour se rassurer sur la vie, les relations familiales, les amitiés, les voyages, l’état du monde et pour se perdre dans ses pages pour plusieurs heures. Je le dévore à petites bouchées en regardant les feuilles voler dehors.
En même temps, je lis « Le dernier chalet » par Yvon Rivard que je lis doucement deux ou trois pages à la fois. C’est tellement bien écrit. Je me suis engouffrée dans « Le jardin des bonheurs égarés » et j’ai fait un arrêt à mi-chemin car je ne veux pas le terminer. L’auteur Tor Udall m’était totalement inconnu, le titre et la couverture m’ont attirée. Après avoir lu la quatrième, je ne pouvais résister à l’achat. J’ai aussi acheté « Les villes de papier » par Dominique Fortier à cause des critiques. J’ai lu vingt pages, il a fallu que je m’arrache de sa prose si délicieuse, une drogue. « Walden » par Thoreau m’attend toujours patiemment dans ses bois, près de son étang. Un livre méditatif, et puis je veux finir « La logeuse » et La fiancée américaine » de Éric Dupont car j’ai très hâte de lire « La route du lilas » du même auteur. Il est dans la course pour le prix Giller et en entrevue, il donne vraiment le goût qu’on le lise. Il a parlé des frontières de ses livres, la quatrième de couverture étant le mur qu’il se donnait le droit de franchir en tant qu’auteur. Concept intéressant par lequel il explique pourquoi ses personnages traversent parfois d’un livre à un autre. Je vais sérieusement devenir accrochée à cet auteur comme je l’étais à Dany Laferrière. Je n’ai pas fini de lire son album sur Paris. Chaque fois que je l’ouvre pour en lire une page au hasard, je découvre une perle. Exemple du jour: « Simone de Beauvoir « le dimanche soir, on délaissait les amères élégances du scepticisme, on (toi, Simone) s’exaltait sur la splendide animalité des Noirs de la rue Blomet » Dany Laferrière, Autoportrait de Paris avec chat, p. 150. C’est un livre fascinant, bizarre, fuyant les définitions comme un chat.
En même temps, je lis « Le dernier chalet » par Yvon Rivard que je lis doucement deux ou trois pages à la fois. C’est tellement bien écrit. Je me suis engouffrée dans « Le jardin des bonheurs égarés » et j’ai fait un arrêt à mi-chemin car je ne veux pas le terminer. L’auteur Tor Udall m’était totalement inconnu, le titre et la couverture m’ont attirée. Après avoir lu la quatrième, je ne pouvais résister à l’achat. J’ai aussi acheté « Les villes de papier » par Dominique Fortier à cause des critiques. J’ai lu vingt pages, il a fallu que je m’arrache de sa prose si délicieuse, une drogue. « Walden » par Thoreau m’attend toujours patiemment dans ses bois, près de son étang. Un livre méditatif, et puis je veux finir « La logeuse » et La fiancée américaine » de Éric Dupont car j’ai très hâte de lire « La route du lilas » du même auteur. Il est dans la course pour le prix Giller et en entrevue, il donne vraiment le goût qu’on le lise. Il a parlé des frontières de ses livres, la quatrième de couverture étant le mur qu’il se donnait le droit de franchir en tant qu’auteur. Concept intéressant par lequel il explique pourquoi ses personnages traversent parfois d’un livre à un autre. Je vais sérieusement devenir accrochée à cet auteur comme je l’étais à Dany Laferrière. Je n’ai pas fini de lire son album sur Paris. Chaque fois que je l’ouvre pour en lire une page au hasard, je découvre une perle. Exemple du jour: « Simone de Beauvoir « le dimanche soir, on délaissait les amères élégances du scepticisme, on (toi, Simone) s’exaltait sur la splendide animalité des Noirs de la rue Blomet » Dany Laferrière, Autoportrait de Paris avec chat, p. 150. C’est un livre fascinant, bizarre, fuyant les définitions comme un chat.
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